L’intérêt de Damien pour l’électronique remonte à son enfance et à la passion de son père pour les gadgets. Quelques années plus tard, en terminale S option Sciences de l’Ingénieur, il construit un suiveur solaire dans le cadre d’un projet, et réalise la satisfaction que lui apporte le résultat final. Il décide alors de s’orienter vers un DUT GEII, et choisit de suivre sa 2ème année en alternance.

Tout d’abord, peux-tu m’expliquer pourquoi tu as choisi l’IUT après le Bac ?

Je savais qu’à l’IUT on serait encadré, qu’on nous imposerait des horaires et du travail personnel. Avec l’IUT, j’étais sûr de travailler, et c’est ce qu’il me fallait.

Pourquoi avoir choisi Grenoble ?
Bien entendu pour la proximité, car mes parents habitent à Aix-les-Bains. Mais surtout pour sa réputation. On entend souvent qu’il y a beaucoup d’entreprises à Grenoble, que cette ville est un peu la Silicon Valley de la France… J’avais aussi eu des échos positifs sur l’IUT1 de Grenoble, et j’ai rapidement vu que sa bonne réputation était méritée.

C’est-à-dire ?
C’est simple, n’importe quel enseignant peut tout autant nous apprendre quelque chose en maths, en électrotechnique, en électronique, en programmation… On a l’impression qu’ils savent tout sur tout! Forcément, ça met en confiance, car on sait que nos enseignants savent de quoi ils parlent.
Et puis, j’apprécie énormément les TP. Quand on voit la taille de la salle et tout le matériel qui est disponible, on se rend compte que tout est mis en œuvre pour que l’on puisse découvrir de vraies machines « à taille réelle ». Forcément, elles sont peut-être à plus petite échelle qu’en entreprise, mais c’est déjà bien de pouvoir pratiquer, de toucher à du concret.

Pourquoi avoir choisi l’alternance ?
En première année, on a commencé à nous parler de l’alternance, et ça m’a tout de suite intéressé.Plusieurs entreprises sont venues nous présenter leurs activités, dont EDF, qui a retenu mon attention car c’est une entreprise avec un fort rayonnement national. Ils nous ont expliqué qu’ils recrutent régulièrement des alternants au sein de l’IUT. Cette année, EDF proposait 11 postes en exploitation en région Rhône-Alpes. J’ai envoyé mon CV, et ensuite EDF est venu à directement à l’IUT pour faire passer les entretiens. Deux semaines plus tard, je savais que j’étais pris sur le groupement d’usines de Grandmaison. J’ai validé ma 1ère année, et en Septembre, après 2 semaines de cours, j’ai commencé mon alternance.

Au final, es-tu satisfait de ton choix ?
Oui complètement. Premièrement, ça peut sembler tout simple, mais le salaire est une motivation supplémentaire de se lever le matin ! Ensuite, c’est un réel plaisir de pouvoir appliquer en entreprise ce qu’on fait en cours. On découvre que ce qu’on apprend, nous est réellement utile : tout ce qui est électrotechnique, comment fonctionne l’intérieur d’une machine, ect. Il y a des choses qu’on ne voit pas forcément en entreprise, et savoir l’expliquer grâce à ce qu’on a appris en cours, c’est très gratifiant. C’est aussi valable dans notre quotidien, car le génie électrique est très varié : à la fin du DUT, on est censé savoir expliquer ce qui se passe au niveau électrique, aussi bien dans un ordinateur que dans un poste de transformation, que sur les lignes haute tension ou encore un interrupteur pour allumer la lumière… C’est très satisfaisant de voir que ça nous sera aussi utile dans la vie de tous les jours.

L’immersion dans le monde professionnel te plaît ?
Oui, beaucoup. On n’est pas confronté à la même mentalité qu’à l’IUT. Même si EDF recrute pas mal de jeunes, on travaille avec des gens qui sont plus âgés que nous, ce qui nous donne une autre perspective.
Par contre, en termes de rythme, c’est vrai que les débuts sont difficiles : jongler entre les semaines entreprise et les partiels... Quand on n’a pas le rythme, c’est difficile… Après forcément, on s’habitue et ça se stabilise.

Quelles sont tes missions à EDF ?
Je suis dans l’équipe des techniciens d’exploitation dans l’hydroélectricité. On fait des tournées périodiques et on vérifie que tout se passe bien sur les sites : dans les usines, sur les prises d’eau… Dans le cas où il y a un problème, on entre dans la catégorie du dépannage, on prend les appareils de mesure, et on regarde ce qui « cloche ».

Est-ce que tu vas être embauché à la suite de ton alternance ?
Quand EDF vient se présenter à l’IUT, on nous explique clairement qu’ils sont là pour nous proposer un contrat d’alternance et nous embaucher par la suite. Je pense que si on travaille bien, qu’on fait ses preuves, on a toutes ses chances d’être embauché à la suite de l’alternance.

Interview le 03/04/2014