Après un bac S, Margot s’oriente d’abord vers une licence en Physiques avant de se rendre compte que « la science, ce n’est pas mon truc ». Passionnée par l’illustration et le dessin, c’est en prenant part à la vie associative et aux missions de communication d’EVE (Espace de Vie Etudiante) que Margot trouve sa voie et décide de suivre une formation dans le domaine de la communication et du design.

Margot, peux-tu nous expliquer ton parcours ?
Au lycée, j’avais pour projet de devenir pilote d’avion, comme mon père. J’ai donc fait un bac S, avec option physiques, puis j’ai enchaîné avec une licence de physiques à l’UJF. Finalement, j’ai arrêté en Mars car ça ne me plaisait pas. J’ai donc commencé à réfléchir à des pistes de réorientation.

Si je me suis retrouvée en MMI (Métiers du Multimédia et de l’Internet), c’est parce qu’en parallèle à ma formation je me suis beaucoup occupée de la communication à EVE. Je maîtrisais un peu Photoshop, que j’avais découvert un peu en autodidacte, et du coup un jour à EVE on m’a dit « tu vas t’occuper des supports de communication ». Et ça m’a énormément plu. De fil en aiguilles, je me suis renseignée sur les différentes formations dans ce domaine, et j’ai trouvé le DUT MMI. Donc c’est mon activité dans le milieu associatif qui m’a permis de découvrir mon attrait pour ce domaine.

Pourquoi avoir choisi cette formation ?
A vrai dire, c’est seulement quand j’ai su que j’étais prise en DUT MMI que je me suis vraiment penchée sur le contenu de la formation avec plus d’attention. En voyant le programme, je me suis rendu compte que cette formation était vraiment faite pour moi, qu’elle correspondait complètement à ce que je recherchais ! A l’époque, je visais plutôt une formation en information-communication, mais avec le recul, je me dis que je me serais probablement un peu ennuyée, que ça aurait été trop théorique pour moi. En MMI, il y a beaucoup de travail sur tout ce qui est illustration, ce que j’apprécie énormément, et on a aussi de nombreux exercices pratiques (graphisme, création de sites web, etc.). A la fin de l’année, clairement, on doit être capable de créer un site web !

Qu’est-ce que tu apprécies le plus en MMI ?
Déjà, il y a cet aspect double discipline. C’est-à-dire qu’on a à la fois un aspect plutôt sciences humaines (communication / marketing, droit, économie) et une partie très technique (web, réseau, développement). J’aime beaucoup cette dualité, qui apporte de la diversité et qui permet de ne jamais s’ennuyer.
On a aussi quelques cours qui sont assez ludiques, par exemple travailler sur Photoshop, c’est plutôt sympa !

En classe, vous avez des projets concrets, des études de cas ?
En 1ère année, on travaille sur un projet virtuel : on invente une agence de communication, et on invente un client. On va travailler sur ce projet via la quasi-totalité de nos enseignements (gestion de projet, infographie, création de site web), pour proposer à ce client fictif des supports de communication.
Je sais que par contre, en 2ème année, on travaille sur un projet professionnel : une entreprise extérieure s’adresse à nous, étudiants, pour passer commande !

Tu as eu l’occasion de faire des stages ?
Pas encore dans le cadre du DUT, mais après avoir arrêté ma licence en physiques, j’ai décidé de faire un stage pour faire quelque chose de positif de mon temps libre. J’ai travaillé 3 mois en tant que stagiaire dans un café de Grenoble, le Barathym. Je me suis beaucoup occupée de l’événementiel (organisation de soirées thématiques), et ensuite de la communication autour du café : flyers, affiches, communication web (Facebook, newsletter, annonces sur le petit bulletin…).

Que comptes-tu faire après le DUT ?
Pour la suite, je compte soit poursuivre sur une licence information-communication, soit continuer plutôt dans le domaine technique et informatique pour faire de l’animation 2D/3D. Mais pour l’instant je pense plutôt m’orienter côté communication.

Et si on se projette dans le futur plus lointain, as-tu déjà des projets ? Un cadre de travail idéal, ou un type de poste ?
Je pense que j’ai naturellement un attrait pour la fonction publique : peut-être une collectivité territoriale par exemple ou une université… Ou alors pourquoi pas une structure culturelle comme un musée, ou une salle culturelle. On verra !

Interview réalisée le 18/03/2014